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lundi, mars 28 2016

Ecotrail de Paris 2016

ecotrail_2016.pngAprès quel­ques mois sans course bien sérieuse, j’ai décidé de remet­tre le cou­ver­cle à l’Eco­trail 2016. Cette course dis­po­sait de plu­sieurs avan­ta­ges : long, agréa­ble, proxi­mité et sur­tout une saine ému­la­tion. En effet, nous étions quel­ques uns à nous entrai­ner pour cette course. A com­men­cer par Vin­cent et Fabien avec qui j’ai par­tagé de nom­breu­ses séan­ces spé­ci­fi­ques depuis le début de l’année.

C’est dans ce con­texte que mon entrai­ne­ment a pris forme depuis fin décem­bre. Période à laquelle j’ai recom­mencé à faire un peu de volume. Ensuite, l’entrai­ne­ment s’est déroulé sans accroc avec deux blocs de quel­ques semai­nes durant les­quel­les nous ali­gnions à la fois des séan­ces de frac­tion­nés longs (1000m - 2000m - 3000m), séan­ces de côtes, fart­leck avec du déni­velé et séan­ces lon­gues.

Tout était donc en place le jour de la course pour faire une per­for­mance cor­recte. A tel point que je me lais­sais ten­ter par un chrono de 6h30 (12km/h). Pour mémoire, j’avais fait un peu moins de 6h52 en 2014 et j’avais fini assez vite. Il s’agis­sait donc de gagner 22 minu­tes sur 78km. Soit tout de même près de 17 secon­des par kilo­mè­tre.

La tac­ti­que de course était donc claire. Je devais par­tir plus rapi­de­ment (mais pas trop) et tenir la moyenne (5’/km) le plus long­temps pos­si­ble. Et, le cas échéant, con­ti­nuer sérieu­se­ment pour faire sous les 7 heu­res.


Ce samedi 19 mars, la météo n’était pas aussi agréa­ble que lors de ma pré­cé­dente par­ti­ci­pa­tion. A savoir un léger 6°C accom­pa­gné d’un vent du Nord et d’une cou­ver­ture nua­geuse sans accroc. A com­pa­rer au 16°C avec un ciel dégagé de 2014. La tenue était donc adap­tée : veste coupe-vent, gants, bon­net. Et en l’absence de pluie depuis plu­sieurs jours, j’étais chaussé de rou­tière (Mizuno Wave Rider). Pour l’ali­men­ta­tion, un litre d’eau et quinze pâtes de fruits (tous les 5km).

Ren­dez-vous avec Vin­cent, Fabien, Jac­ques et Damien dans le RER en direc­tion de la char­mante ville de Saint Quen­tin en Yve­li­nes. Arrivé sur zone, nous som­mes obli­gés de nous pré­pa­rer rapi­de­ment car les con­si­gnes fer­ment à 11h40 pour un départ à 12h15. Résul­tat, nous avons froid et nous par­tons nous met­tre au chaud dans le pelo­ton devant la ligne de départ.

Vincent, Jacques et Nicolas

Au coup de feu, nous par­tons cha­cun à notre rythme dans le champ de pata­tes qui sert de départ. Un pre­mier kilo­mè­tre sans inté­rêt avant de pren­dre le che­min lon­geant l’étang de Saint Quen­tin. Je me cale sur mon allure cible et me laisse dépas­ser. Damien remonte à mon niveau et après quel­ques échan­ges s’éloi­gne devant. Il fait froid et ven­teux et la zone de loi­sir de Saint Quen­tin en perd de son charme. Je com­mence à boire dès le 3ème kilo­mè­tre (une gor­gée tous les kilo­mè­tres) et à me ravi­tailler (une pate de fruit tous les 5 kilo­mè­tres). Je rat­trape Syl­vie Has­coët (3ème fémi­nine) qui court avec de la musi­que. En sor­tant de la zone de loi­sir vers le 9ème kilo­mè­tre, je suis en 4’40”/km de moyenne. Soit sur l’allure moyenne la plus rapide que je m’auto­rise.
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Nous entrons ensuite dans une par­tie plus urbaine en com­men­çant par tra­ver­ser les voies fer­rées devant la gare RER de Saint Quen­tin en Yve­li­nes. Puis un second kilo­mè­tre en des­cente vers le bois des Rous­siè­res. Je rat­trape Aman­dine Roux (4ème fémi­nine) avec qui je dis­cute un peu. Elle ne veut pas par­tir trop vite pour tenir jusqu’au bout. Je lui pro­mets la vic­toire si elle reste à cette allure jusqu’à l’arri­vée. Je la dis­tance à la fin du 12ème kilo­mè­tre au pas­sage du tun­nel au moment où le déni­velé com­mence à se faire sen­tir et où je com­mence à dou­bler. Pas­sage près des étangs (du Mou­lin à Renard, Bra­que, Val d’Or et Geneste) et nous arri­vons déjà vers Buc. Je suis à la fois facile et en même temps déjà un peu trop en prise. Je ne dou­ble pas autant qu’en 2014 (je suis parti plus vite) et cer­tains cou­reurs cou­rent bien. Ce qui a ten­dance à me pous­ser un peu. D’ailleurs, Syl­vie Has­coët m’a repris. Elle me dou­ble géné­ra­le­ment dans les côtes lors­que je mar­che et je la repasse ensuite. Enfin, j’arrive au ravi­taille­ment de Buc après 22,6km en 1h46’43” (con­tre 1h54’56” en 2014, soit 8’13” d’avance). Je suis donc en 4’44”/km après quel­ques côtes. Soit bien dans mon objec­tif entre 4’40”/km et 4’50”/km à Buc. Je suis 120ème (Syl­vie 123ème et Aman­dine 129ème).

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Je fais le plein de ma gourde (500 mL) en 30” avant de repar­tir vers Meu­don. C’est à par­tir de main­te­nant que la course com­mence. Comme j’ai l’impres­sion d’être un peu en prise, j’essaie de res­ter zen et relâ­ché. Mais ça monte sérieu­se­ment et après les 2 kilo­mè­tres de côte, je suis déjà en 5’50”/km. Plus que 10” de marge jusqu’à l’arri­vée. J’ai comme un doute. Enfin, peu importe, je con­ti­nue ma route et on verra bien ce que ça donne. J’ai moins froid et j’ai retiré gants et bon­net et même ouvert ma veste. Enfin, ça reste bien frais.

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Les kilo­mè­tres s’enchaî­nent. Je dou­ble de nom­breux con­cur­rents et res­tant dans la logi­que de mar­cher dans les côtes pen­tues. J’arrive vers le 35ème kilo­mè­tre et je me demande si je vais voir Syl­vaine Cus­sot que j’avais dou­blée en 2014 dans cette zone. A par­tir de ce moment là, c’est un peu mon objec­tif. Et je crois que je l’aper­çois en haut d’une sérieuse côte vers le 44ème kilo­mè­tre. Con­fir­ma­tion juste avant le ravi­taille­ment de Meu­don où je la vois remon­ter dans les jar­dins du châ­teau alors que je suis dans la des­cente avant d’entrer dans le jar­din.

J’arrive ainsi à Meu­don au 45,7km en 3h48’39” (con­tre 3h56’08” en 2014, soit 7’29” d’avance mais 44” de plus sur Buc-Meu­don). Ce qui me donne une allure de 5’00”/km. Autant dire que l’objec­tif de 6h30” n’est plus d’actua­lité car il reste 33km et un peu de déni­velé. Je suis 52ème (Syl­vaine 49ème et Syl­vie 63ème).

 

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Je reste 35” au ravi­taille­ment pour faire rem­plir mes deux gour­des de 500 mL. Et je repars le cou­teau entre les dents car mon objec­tif du moment n’est plus très loin. Je vois Syl­vaine dans le des­cente avant la belle mon­tée vers l’obser­va­tion de Meu­don. Elle court dans les côtes mais je reviens vers elle bien que je mar­che dans les par­ties pen­tues. Et je la rat­trape au niveau de la cou­pole (juste avant le 50ème kilo­mè­tre). Elle sem­ble un peu dans le dur alors que j’ai de meilleu­res sen­sa­tions à ce moment de la course qu’en 2014. Je la dépasse donc mais il faut peu de temps avant que je perde cette bonne dyna­mi­que. Mes qua­dri­ceps se rap­pel­lent à moi. Cette dou­leur dif­fuse passe un cap et je sens comme une tor­peur et une fati­gue lan­ci­nante. J’avais décidé de met­tre les qua­dros au ravi­taille­ment de Cha­ville mais je suis main­te­nant obsédé par cette idée. Mais je ne les trouve pas dans mon sac. Je décide fina­le­ment d’enle­ver mon sac pour les cher­cher et les met­tre. J’enlève donc ma mon­tre, ma veste et le sac en cou­rant avant de m’arrê­ter au niveau d’une sou­che au 52,5km. Je recher­che mes qua­dros au fond de mon sac avant fina­le­ment de les trou­ver dans la poches arriè­res où ils étaient acces­si­bles en cou­rant… Je les enfile rapi­de­ment et repars en enfi­lant mon sac et ma veste en cou­rant avec la mon­tre entre les dents. Je laisse 36” dans l’affaire mais je suis reparti devant Syl­vaine. A y regar­der de plus près, cette par­tie de course est com­po­sée de faux plats mon­tants sur envi­ron 5 kilo­mè­tres. Et c’est tou­jours dans cette zone que j’ai mon coup de pompe.

Sylvaine Cussot

Mes qua­dri­ceps sont assez sou­la­gés mais pas autant que je l’espé­rais. De plus, je res­sens main­te­nant mes han­ches. Ce n’est donc pas l’idéal. Enfin, je suis encore bien dans la course. Je ne vais pas non plus me laissé aller !

J’arrive comme ça au ravi­taille­ment de Cha­ville au 55,7km en 4h42’58” (con­tre 4h52’15” en 2014, soit 9’17” d’avance et 1’48” de gagné entre Meu­don et Cha­ville). Ce qui me donne une allure de 5’05”/km. Je suis 39ème (Marion Delage 37ème, Syl­vaine 41ème et Syl­vie 52ème).

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Au ravi­taille­ment, je regarde si quel­que chose m’attire. Rien. Au final, je ne fais que rem­plir ma gourde en 33” et je repars. Et je rat­trape aus­si­tôt Marion Delage en tête de la course fémi­nine. Elle mar­che en com­pa­gnie d’un homme qui l’encou­rage. Je la dou­ble avant le début d’une grosse côte. Elle essaie de relan­cer mais elle ne sem­ble pas impé­riale. Dans la des­cente qui suit, je vois Marion rat­tra­pée par Syl­vaine qui se rap­pro­che de moi. Mes cuis­ses et mes han­ches ne me per­met­tent pas de pro­fi­ter de la des­cente et le duo fémi­nin de tête me rat­trape au pas­sage du RER avant de me dis­tan­cer dans la grande des­cente sur route dans Cha­ville. Je pro­fite de la côte qui suit pour reve­nir à leur hau­teur. C’est très pentu et tout le monde mar­che. Quel­ques mots échan­gés. Je ne doute pas que Syl­vaine va dépas­ser Marion car la dyna­mi­que de course n’est pas en sa faveur. Et après 2 kilo­mè­tres ensem­ble, Syl­vaine lâche Marion dès sa reprise en cou­rant au kilo­mè­tre 58,3. Je reste avec Syl­vaine jusqu’au 59ème. Mais dès la des­cente, je suis obligé de lais­ser Syl­vaine s’éloi­gner. A ce moment là de la course, je pré­fère les côtes aux des­cen­tes et même aux par­ties pla­tes… Je garde Syl­vaine en ligne de mire aux étangs de Corot mais je ne pense pas pou­voir la rejoin­dre. La dyna­mi­que de course n’est pas en ma faveur. Syl­vaine vient de pren­dre la tête de course tan­dis que je suis tou­jours bien en avance sur mon chrono et que je suis las. Pas trop envie de pous­ser trop fort. A tel point que je décide de m’arrê­ter faire une pause pipi. J’avais envie depuis le 10ème kilo­mè­tre. J’ai donc résisté 50 kilo­mè­tres. J’aban­donne donc 36” dans l’affaire et laisse Syl­vaine dis­pa­rai­tre.

Marion Delage

Encore un peu de côtes avant d’attein­dre Marne la Coquette et de ren­trer dans le parc de Saint Cloud. J’y retrouve quel­ques mar­ques et je main­tiens une allure cor­recte. Et pour cause, c’est plu­tôt des­cen­dant. Sauf qu’à la dif­fé­rence de 2014, le par­cours est modi­fié avec en par­ti­cu­lier une jolie côte en plus juste avant le ravi­taille­ment. Soit une bonne minute sup­plé­men­taire. J’arrive au ravi­taille­ment du Parc de Saint Cloud au 67,6km en 5h51’12” (con­tre 5h57’38”, soit 6’26” d’avance mais 2’51” de perdu entre Cha­ville et Saint Cloud). Ce qui me donne une allure de 5’11”/km. Nor­ma­le­ment, sauf inci­dent, je devrais bat­tre mon record. Je suis 36ème (Syl­vaine 32ème, Marion 38ème et Syl­vie 50ème).

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Un cou­reur devant s’arrête peu de temps au ravi­taille­ment. Je fais de même en ne rem­plis­sant qu’une gourde en 23” et je pars en chasse. Mal­heu­reu­se­ment, je le dépasse pres­que aus­si­tôt car il est cuit. Un petit mot d’encou­ra­ge­ment. Et comme je ne vois per­sonne devant, je subis les kilo­mè­tres qui sui­vent. J’aper­çois bien quelqu’un dans la nou­velle côte sur les quais de Seine au 70ème kilo­mè­tre mais il est en haut et il court. Alors que je mar­che dès la par­tie pen­tue et je ne recours qu’une fois en haut. Cette côte coûte au moins 1 minute de plus com­paré à 2014.

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Cette année, pas d’erreur en arri­vant sur l’île Saint Ger­main. Je des­cends juste après le pont les esca­liers. Par con­tre, je n’ai plus beau­coup de volonté pour en rajou­ter. Je suis faci­le­ment sous les 7 heu­res. Objec­tif atteint. Con­sé­quence, je n’arrive pas à pas­ser sous les 5’/km. Jusqu’à ce que j’appro­che de l’île des Cygnes et que deux cou­reurs s’offrent à moi et que je retrouve quel­ques res­sour­ces mora­les pour finir plus sérieu­se­ment. J’en dou­ble un sur le pont de Gre­nelle qui m’encou­rage. Tan­dis que son com­père a bien relancé en me voyant reve­nir. Mais je le dépasse avant la fin de l’allée des Cygnes et je con­ti­nue sur le même rythme sur les quais de Seine. Je grimpe les esca­liers des quais en cou­rant et j’arrive sous la tour Eif­fel en cou­rant en tapant dans les mains des sup­por­teurs. J’aper­çois un cou­reur s’enga­geant dans le pied de la tour Eif­fel au moment où je suis au niveau du podium du par­vis. Je suis au 78,2km en 6h46’28” au pied de la tour Eif­fel (con­tre 6h51’56” au Tro­ca­déro en 2014, soit 5’28” d’avance mais 0’58” de perdu depuis Saint Cloud). Je me demande bien où était le tapis de chro­no­mé­trage car j’ai un chrono de 6h47’03” sur le par­vis. Mais cette année, il y a le pre­mier étage à gra­vir. Et je monte rapi­de­ment. Ca fait mal mais main­te­nant ce n’est plus grave. Et je suis à deux doigts de rat­tra­per le cou­reur me pré­cé­dant avant qu’il ne relance dans les deux der­niers esca­liers. Il m’aurait fallu un peu plus d’esca­lier pour le dou­bler. Enfin, je ter­mine en 6h50’37”. Soit une allure moyenne de 5’14”. Et j’arrive sous le cré­pi­te­ment des pho­to­gra­phes car Syl­vaine vient de pas­ser la ligne seu­le­ment 38” devant moi. J’en pro­fite même si ce n’est pas pour moi. Après son inter­view, je lui ferai quel­ques com­pli­ments.

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Je suis donc 34ème (Syl­vaine 31ème en 6h49’59”, Marion 47ème en 7h01’52”, Syl­vie 49ème en 7h02’29” et Aman­dine 79ème en 7h31’32”).

Au final, je bats mon record de peu ! J’ai fini en 5’15”/km (et même 5’29”/km avec la tour Eif­fel) con­tre 5’00”/km en 2014. Et la moti­va­tion en fin de course reflète bien cette dif­fé­rence de vitesse. En finis­sant aussi vite, j’aurai pu gagner 2’30”. En y rajou­tant les côtes sup­plé­men­tai­res et la tour Eif­fel, il ne reste pas grand chose. Ce qui fait un bien fai­ble écart pour une si lon­gue course… Une seconde par kilo­mè­tre ? Allez, en nor­ma­li­sant les deux cour­ses, je peux retran­cher envi­ron 6 minu­tes. Soit en gros 7’30” de moins et pres­que 6 secon­des par kilo­mè­tre ! Au final, ma per­for­mance est quoiqu’il en soit meilleure.

 Sylvaine

Une fois Syl­vaine féli­ci­tée, je m’enfuis cahin caha vers le stade car je suis fri­go­ri­fié. De lon­gues minu­tes très désa­gréa­bles jusqu’à ce que je rejoi­gne les dou­ches bien chau­des.

En atten­dant les copains, je me pré­lasse sous la dou­che puis je pro­fite des ostéo­pa­thes et kiné­si­thé­ra­peu­tes.

Damien me rejoint (83ème en 7h32’31”), puis Vin­cent (131ème en 7h51’13”) et fina­le­ment Fabien (315ème en 8h38’17”). Tous ont réussi leur course. Et plus tard Jac­ques finira 519ème en 9h17’12”.

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La soi­rée se ter­mine dans une bras­se­rie avec Vin­cent, Alex et Fabien avec sa famille.

 

Pour con­clure, cette course est glo­ba­le­ment réus­sie. A vain­cre sans péril, on triom­phe sans gloire. J’ai donc pris plus de ris­ques cette année en par­tant plus vite et je l’ai payé tout en par­ti­cu­liè­re­ment à par­tir de Cha­ville. Les sen­sa­tions ont donc été moins bon­nes cette année. La météo beau­coup moins agréa­ble. Le clas­se­ment moins exci­tant (16ème en 2014). Mais je me suis tout de même bien bagarré, j’ai battu mon record et j’ai pu pro­fi­ter aux pre­miè­res loges de la course fémi­nine.

A noter que tout s’est bien passé au niveau de l’ali­men­ta­tion (eau et pâtes de fruits) et que je n’ai eu aucun pro­blème maté­riel (pas de brû­lu­res ni d’ampoule). Ce qui est déjà une réus­site.

Je suis donc con­tent de cette course. Et j’espère que la pro­chaine fois, la météo sera prin­ta­nière.

mardi, juin 30 2015

Oxytrail 23km

T4L’Oxy­trail, der­nière course avant l’été, a eu lieu le diman­che 28 juin. Les objec­tifs n’étaient pas très clairs avant la course. Le niveau n’étant pas trop élevé lors des deux pre­miè­res édi­tions, je pou­vais peut-être espé­rer être aux avant-pos­tes. Au moins au départ. D’un autre côté, je n’ai pas fait de pré­pa­ra­tion spé­ci­fi­que et, en par­ti­cu­lier, pas de sor­ties lon­gues. Avec ça, il a fallu rajou­ter une der­nière semaine mar­quée par des nuits hachées par Mak­sen et un gros rhume. Et pour finir, la cha­leur était de la par­tie. Je m’ali­gnais donc sur la ligne de départ avec une cer­taine humi­lité.

Le soleil était déjà bru­lant à 10h30 pour le départ. A tel point que je pro­fi­tais de l’ombre de l’arche de départ. J’étais muni de ma visière, de mes lunet­tes de soleil et d’une petite gourde. Au coup de feu, je m’élan­çais avec les pre­miers mais il ne fal­lut pas long­temps pour cons­ta­ter que je n’allais en aucun cas m’accro­cher mal­gré un pre­mier km en 3’30”. Je déci­dais donc de gérer cette course tran­quille­ment sur un rythme entre celui d’un semi et d’un mara­thon. Avec dans l’esprit que la cha­leur allait faire des dégâts et que je pour­rais en pro­fi­ter sur la fin de course. Les kilo­mè­tres sui­vants sur le bord de Marne était donc l’allure atten­due avec de bon­nes sen­sa­tions (km 2 et 3 en 3’52” et 3’49”). J’étais légè­re­ment devant les deux pre­miè­res fémi­ni­nes et j’espé­rais me faire repren­dre par un petit pelo­ton pour gérer la course tran­quille­ment.

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En quit­tant le bord de Marne, les pre­miers faux plats firent leur appa­ri­tion en remon­tant vers le châ­teau de Champs sur Marne. Deux ou trois cou­reurs me repri­rent avant le châ­teau (km 4 et 5 en 4’06” et 4’25”). Mais je les repas­sais au ravi­taille­ment et visi­ble­ment pas de pelo­ton der­rière moi. Je con­ti­nuais donc mon che­min plu­tôt ombragé en res­tant tou­jours sur la réserve et en me fai­sant de nou­veau repren­dre (km 6 et 7 en 3’54” et 4’16”). Je m’arrê­tais au ravi­taille­ment sui­vant pour rem­plir ma gourde mais tou­jours au con­tact. A ce moment là, je navi­guais entre la 15ème et la 18ème place en fonc­tion des ravi­taille­ments (km 8, 9 et 10 en 4’03”, 4’10” et 4’23”). Les sen­sa­tions sont à ce moment là cor­rec­tes et je reste dans une logi­que d’attente. Je sais que la pre­mière fémi­nine est tou­jours un peu der­nière moi. Et les sen­sa­tions sont de moins en moins bon­nes. Je suis mou. Ni essouf­flé ni les jam­bes dures, juste sans res­sort. Mais je garde encore l’allure (km 11 et 12 en 3’59” et 4’11”).

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Et fina­le­ment, la pre­mière fémi­nine, Sophie H., me rat­trape. Elle n’est pas toute jeune et est toute menue. Mais elle court plus vite que moi. A ce moment là, nous cour­rons en plein soleil et j’ai des fris­sons. Sen­sa­tions ni agréa­bles ni encou­ra­geante pour la fin de la course. Je n’essaie donc pas de la sui­vre. D’autant qu’elle est très à l’aise dans les côtes. A ce moment là, je ne suis guère opti­miste. Et les sen­sa­tions se dégra­dent (km 13 à 15 en 4’13”, 4’18” et 4’08” sur des por­tions plu­tôt pla­tes). Au ravi­taille­ment au 15ème kilo­mè­tre, je fais une pause pour boire deux ver­res et m’épon­ger. J’en pro­fite aussi pour aban­don­ner ma gourde. Et je repars pour me faire cueillir par un bel esca­lier. Je vois Sophie H. et un gar­çon mar­cher. Ce qui me con­vainc de suite de faire de même. Et cepen­dant les cuis­ses me piquent en haut et la relance et bien molle (km 16 en 4’43”).

Un béné­vole m’annonce que les kilo­mè­tres qui vien­nent ne sont qu’en des­cente et que ceux devant moi sont cuits et que je peux les rat­tra­per. Je ne demande pas mieux mais je n’y crois guère. Et mal­gré ces kilo­mè­tres en des­cente, je ne vais pas plus vite (km 17 et 18 en 4’05” et 4’23”). Cette par­tie du par­cours est plu­tôt sympa autour des lacs. Les sen­sa­tions sont un peu meilleu­res mais je reste sans éner­gie. Je m’arrête au ravi­taille­ment pour boire plu­sieurs verre et m’asper­ger d’eau (km19 en 4’23”). Curieu­se­ment, je suis pres­que sur­pris de cou­rir encore à cette vitesse car j’ai vrai­ment l’impres­sion de me trai­ner (km20 en 4’16”). Et de nou­veau un esca­lier que je décide de mon­ter gen­ti­ment. Un cou­reur en pro­fite pour me dou­bler et j’entends du monde der­rière. Et peu après, je m’arrête encore au der­nier ravi­taille­ment avant de recon­naî­tre le par­cours. Je me suis échauffé sur les deux der­niers kilo­mè­tres. Je sais donc exac­te­ment ce qu’il me reste à par­cou­rir (km21 en 4’21”).

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C’est à ce moment là que la seconde fémi­nine (Marie-Amé­lie J.) me dépasse. Je l’encou­rage et lui indi­que que la pre­mière fémi­nine n’est pas loin et qu’elle ne sem­ble plus très en forme (car je suis entrain de la rat­tra­per). Marie-Amé­lie relance de plus belle et je n’ai même pas l’éner­gie res­ter dans sa fou­lée. Elle dou­ble 500 mètres plus tard Sophie H. et le résul­tat final ne fait aucun doute car je rat­trape et redou­ble aussi Sophie H. avant d’enta­mer le der­nier kilo­mè­tre en côte (km22 en 4’18”).  J’ai l’impres­sion de cou­rir à la même allure que lors de l’échauf­fe­ment. C’est assez frus­trant. D’autant que je ne suis pas si loin du cou­reur m’ayant dou­blé dans l’esca­lier. Alors, dans un der­nier (et seul) effort, je lance un sprint à un peu moins de 200m de l’arri­vée et je le dou­ble sans coup férir. En fait si, car je me tord la che­ville. Mais je ter­mine cepen­dant cor­rec­te­ment la course en 1h35’05” à la 14ème place sur 950. A 3 secon­des du 13ème et 16 seconde de Marie-Amé­lie. Sophie H., qui a cra­qué sur la fin, ter­mine 58” après. Pas photo pour la vic­toire où Tak­fa­ri­nas ter­mine avec 12’39” d’avance sur moi. Par con­tre, le 7ème qui a 3’07” d’avance sur moi à l’arri­vée était encore avec moi à la mi-course. Ce qui laisse ima­gi­ner ce que j’aurai pu faire si j’avais eu des sen­sa­tions que j’ai déjà eues en d’autres occa­sions.

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A l’arri­vée, je dis­cute un peu avec tout le monde. J’apprends qu’il n’y a plus d’eau au ravi­taille­ment pour la plu­part des cou­reurs. J’ima­gine que ce fut dur pour beau­coup. Mais à cet ins­tant, les secou­ris­tes trou­vent que les cou­reurs du 23km sont plus en forme que ceux du 5km. Après avoir féli­cité un peu tout le monde, je pars pren­dre ma dou­che avant de ren­trer tran­quille­ment. Mais vrai­ment tran­quille­ment car je n’ai tou­jours pas plus de jus.


lundi, avril 20 2015

Humarathon : trail urbain nocturne

HumarathonMal­gré sa déno­mi­na­tion, ce trail n’avait rien de noc­turne avec un départ à 17h30 pour 23km (dis­tance lue sur une inter­view de l’orga­ni­sa­teur mais qui fina­le­ment ne sera que de 20km comme indi­qué sur le site offi­ciel).  Par con­tre, il était bien urbain.

Après le semi de Nogent, je dési­rais faire une course avant le mois de mai et ce trail de l’huma­ra­thon réu­nis­sait les cri­tè­res atten­dus : date, proxi­mité, dis­tance. Et plu­tôt que le semi, j’optais pour la ver­sion trail du samedi (soir).

Je rejoi­gnais donc le parc des Cor­mailles en vélo où une ambiance bonne enfant régnait. Odeurs de mer­guez et famil­les étaient au ren­dez-vous. Le trail n’étant qu’une ani­ma­tion parmi d’autres. Étant donné que j’avais lu que le trail était en auto­no­mie et qu’il fai­sait assez chaud, j’avais pris mon camel bag. Sur la ligne de départ, nous ne som­mes pas trop nom­breux et je me posi­tionne à l’avant. Sta­tis­ti­que­ment, j’ai des chan­ces de bien figu­rer. J’ai un pre­mier doute quand le spea­ker annonce qu’il y aura fina­le­ment un ravi­taille­ment à mi-course d’une part et que je cons­tate que les cou­reurs ayant un bon pro­fil n’ont pas pris de gour­des. Est-ce que je ne vais pas être péna­lisé par mon sac ?

Au coup de feu, nous par­tons pour un tour dans le parc pour mon­ter sur la bosse. En arri­vant en haut nous cons­ta­tons qu’il n’y a pas d’issue et repar­tons dans l’autre sens pour cons­ta­ter qu’il fal­lait bifur­quer après le pre­mier tour pour redes­cen­dre par un esca­lier. Il y a déjà donc un écart d’une ving­taine de mètres à com­bler pour repren­dre les con­cur­rents qui ont mieux anti­ci­per cette erreur col­lec­tive d’orien­ta­tion. Je reprend la tête de course en sor­tant du parc (km1 en 4’04”). Mais juste après, un béné­vole qui indi­que un che­min l’indi­que curieu­se­ment et nous hési­tons en deux rou­tes. Mal­heu­reu­se­ment pour moi, j’ai hésité sur la mau­vaise et j’ai de nou­veau une ving­taine de mètres à repren­dre. C’est d’autant plus fâcheux que le début de course et cons­ti­tué de côtes et de des­cen­tes pen­tues agré­menté d’esca­liers. Je suis donc juste der­rière un duo de tête accom­pa­gné par un cou­reur local de l’US Ivry (David) et je main­tiens l’écart. Je ne désire pas faire l’effort de les rejoin­dre car avec le déni­velé et les vira­ges, nous cou­rons à une allure assez sou­te­nue qui me sem­ble un peu ambi­tieuse sur 23km (km2, 3 et 4 en 3’55”, 3’45” et 4’09”).

Parc des Cormailles

Avec David, nous pro­fi­tons d’une par­tie un peu plus rou­lante pour repren­dre le duo de tête com­posé d’un autre cou­reur de l’US Ivry (Thi­bault) et d’un autre avec un débar­deur orange (Hugues). A ce moment là, j’ai besoin d’un peu de temps pour récu­pé­rer mais, étant donné ma posi­tion, tout est encore pos­si­ble (km5 en 3’40”). Dès la fin du faux plat des­cen­dant, Thi­bault et Hugues repren­nent quel­ques mètres d’avan­ces. Tant pis pour ma récu­pé­ra­tion (km6 en 3’49”)…   Tra­ver­sée de la D5 dans un tun­nel et pas­sage devant la mai­rie de Vitry. Rien n’est joué. En fait si… car nous enta­mons une lon­gue côte et je ne peux pas pren­dre le ris­que de for­cer au moment où je res­sens le besoin de récu­pé­rer. Et je vois Thi­bault et Hugues s’éloi­gnaient et David me dépas­ser. Et c’est sur un che­min très pentu dans un parc sans nom que je les laisse filer et qu’un con­cur­rent me rat­trape (Thierry). Étant donné la décli­vité, il attend cepen­dant de repren­dre pied sur la route pour me faus­ser com­pa­gnie et pren­dre rapi­de­ment de la dis­tance (km7 en 5’02” mais en vitesse ajusté selon la pente, cela donne 4’06”). 

A ce moment là, je ne peux pas faire grand chose car je n’ai pas récu­péré. Je regarde les cou­reurs devant et je vois qu’Hugues a pris un peu d’avance sur Thi­bault. Les cho­ses étant ce qu’elles sont, il faut main­te­nant que je gère en espé­rant que ça ne revienne pas de der­rière et, pour­quoi pas, que ça flan­che devant. Nous cou­rons dans la zone verte du parc des Lilas et les écarts sont déjà impor­tant. Thierry doit bien avoir 30” d’avance sur moi mais l’écart ne gran­dit pas trop vite. Et comme il y a de la visi­bi­lité, je vois Thierry (4ème) et David (3ème) qua­si­ment tout le temps. Le vent est assez fort et désa­gréa­ble (km 8, 9 et 10 en 3’57”, 3’56” et 3’56”).

Parc des Lilas

De retour sur la route, il y a une grosse des­cente et je vois Thierry la déva­ler alors que je pré­fère y aller plus tran­quille­ment car ça tape fort (km11 en 3’42”). Ensuite, nous enta­mons une par­tie rela­ti­ve­ment plate qui tra­verse les voies de che­mins de fer avec un très fort vent de face. C’est très décou­ra­geant car l’allure s’en res­sent et Thierry est vrai­ment loin (envi­ron une minute d’avance soit 250m). En même temps, je n’ai pas l’impres­sion que d’autres con­cur­rents me rat­tra­pent (km12 et 13 en 4’05” et 4’06”).

Je suis main­te­nant sur les bords de Seine et je n’ai plus que rare­ment Thierry en point de mire. Le vent est tou­jours très gênant mais les sen­sa­tions sont meilleu­res. Je pour­rai sans doute relan­cer un peu mais les écarts sont con­sé­quents et la course est encore lon­gue. Je pré­fère donc res­ter dans une allure un peu con­for­ta­ble et faire des sou­ri­res au pho­to­gra­phe à moto (km 14 et 15 en 4’04” et 4’04”).

Quai de Seine

En quit­tant les quais de Seine, je relance légè­re­ment au cas où il y aurait une grosse défaillance devant. Mais sans point de mire, c’est dif­fi­cile de se moti­ver. Et comme en plus, il faut cou­rir sur les trot­toirs dans un état assez moyen, évi­ter les pas­sants, pas­ser des zones pavées et relan­cer après les nom­breux vira­ges, c’est dif­fi­cile de se pro­je­ter sur une allure vrai­ment rapide bien qu’il n’y ait pas vrai­ment de déni­velé (km 16, 17 et 18 en 3’57”, 4’00” et 3’56”). A ce moment, je ne sais pas trop com­bien il reste de kilo­mè­tres car cela doit être entre 20 et 23. En con­sé­quence, j’en garde tou­jours un peu sous la chaus­sure. Quand je tra­verse une pas­se­relle au-des­sus des voies de train avec deux grands esca­liers, je vois juste à côté le parc des Cor­mailles. La course est donc qua­si­ment finie et même si j’ai encore un peu de gaz, ça ne sert plus à rien car les écarts sont trop impor­tants devant et der­rière moi (km19 en 4’11”). Je ren­tre dans le parc et j’ai le droit de remon­ter encore sur la butte mais ce coup-ci on m’indi­que bien que je ne dois pas mon­ter jusqu’en haut mais que je doit enjam­ber une bar­rière et des­cen­dre en tobog­gan… Je tape dans quel­ques mains et je passe la ligne d’arri­vée en 1h18’17”.

Passerelle Muller

Devant moi, le clas­se­ment n’a pas évo­lué. Hugues gagne en 1h15’02” devant Thi­bault à +20”, David à +54” et Thierry à +2’22”. Et moi je suis à +3’15”. Der­rière, les écarts sont aussi impor­tant avec le 6ème à +4’18” et le 7ème à +5’56”. Le podium n’était pas pos­si­ble pour moi. Avec une ges­tion de course moins ambi­tieuse, j’aurai peut-être pu cher­cher la 4ème place car j’ai perdu l’essen­tiel du temps quand j’étais dans le rouge. Enfin, il fal­lait ten­ter le coup et le résul­tat reste sym­pa­thi­que.

jeudi, avril 16 2015

JC au marathon de Paris 2015

jeudi, mars 19 2015

Semi-marathon du Val de Marne

Après mon 100km des Etangs de Solo­gne, mon corps m’a envoyé des signaux de plus en plus pré­cis m’indi­quant qu’il fal­lait lui lais­ser du répit. En par­ti­cu­lier, mes genoux étaient dou­lou­reux. J’envi­sa­geais une ten­di­nite rotu­lienne ou autres désa­gré­ments exo­ti­ques.

Ren­dez-vous chez l’ostéo­pa­the : aucun signe cli­ni­que de quoi que ce soit. Et cepen­dant…

De fil en aiguille, et en y rajou­tant les con­train­tes pro­fes­sion­nel­les, la fin de l’année 2014 fut blan­che.

Pro­fi­tant des vacan­ces de fin d’année, j’ai tenté de remet­tre le moteur en route. Les genoux grin­çaient encore un peu. Et le reste aussi. A la fin du mois de jan­vier, mes genoux m’ont donné qui­tus et j’ai pu remet­tre le cou­vert à base de frac­tion­nés et de côtes.

Et petit à petit, les sen­sa­tions ont com­mencé à poin­dre. Mi-février, j’ai pris la fou­lée de Jamel et Alexan­dre sur leurs entraî­ne­ments. Avec de la peine. Et en les lais­sant filer à la fin.

Et puis ils ont couru le 8 mars des semi-mara­thons avec des résul­tats peut-être un peu en-des­sous de leurs pres­ta­tions à l’entraî­ne­ment. J’ai donc décidé de jouer avec eux et de ten­ter le semi-mara­thon du Val de Marne la semaine sui­vante pour ten­ter de cou­rir en moins de 1h19’30” pour pou­voir dis­cu­ter.

Bien sûr, ma pré­pa­ra­tion n’était pas encore opti­male car je man­quais encore de frac­tion­nés et sur­tout de fon­cier (aucune sor­tie lon­gue depuis sep­tem­bre). La barre était pro­ba­ble­ment trop haute à ce stade de l’année. Mais le jeu en valait la chan­delle. En cas de suc­cès, j’aurai pu en faire mon miel jusqu’à la fin de l’année.

Voici donc le con­texte un peu par­ti­cu­lier de ce semi-mara­thon.

Et c’est après une nuit encore trop courte (très cou­rant der­niè­re­ment, merci les enfants) que je me ren­dais à Nogent en vélo. Météo plu­tôt frai­che mais peu de vent et pas de pluie. A peine le temps de récu­pé­rer le dos­sard (sans pièce d’iden­tité), de se chan­ger et de poser le sac à la con­si­gne que déjà je devais rejoin­dre la ligne de départ. J’y croi­sais Sté­phane, Boris, Chris­tian et Cédric. Mais fina­le­ment le départ allait être retardé d’au moins 15 minu­tes pour per­met­tre d’ouvrir une bar­rière encore cade­nas­sée. A atten­dre devant la ligne…

Enfin, au coup de feu, je m’élan­çais sans com­plexe pour ali­gner un km1 en 3’39” dans le tra­fic. Peu après le pre­mier kilo­mè­tre, nous grim­pons sur le pont de Join­ville et tra­ver­sons la Marne avant de faire demi-tour en aiguille pour reve­nir près des quais. A ce moment là, je com­prends que je suis en chasse patate comme on dit dans le cyclisme. Il y a un joli groupe un peu devant moi mais je cours le km2 en 3’45” et cela ne me sem­ble pas rai­son­na­ble de les sui­vre. Je fais un petit effort pour res­ter dans un petit groupe de trois (moi com­pris). Mais c’est un trop petit groupe pour pro­té­ger du léger vent et, en plus, un de ses élé­ments a ten­dance à cou­rir par à-coups. Je cours avec les km3, 4 et 5 en 3’42, 3’42” et 3’45” mais en décro­chant et rac­cro­chant du “groupe”.

A ce moment là de la course, je sais que je ne pour­rais pas rele­ver le chal­lenge. Je suis dans les temps mais ce n’est pas facile comme cela devrait l’être à cet ins­tant de la course. Il est beau­coup trop tôt pour griller ces muni­tions et espé­rer en avoir jusqu’à l’arri­vée. Je décide de main­te­nir l’effort jusqu’au pas­sage au 10km pour me prou­ver quel­que chose à moi même. Tout en sachant que cette tac­ti­que est con­tre pro­duc­tive en terme de chrono final. Je cours ainsi les km6 et 7 en 3’43” et 3’51” avant de tra­ver­ser le pont de Bry et de repar­tir vers Nogent et faire les km8 et 9 en 3’47” et 3’47”. Un der­nier effort pour res­ter dans l’allure sur le km10 en 3’45”.

Mis­sion accom­plie : je passe au 10km en 37’26”. Sans avoir serré le moteur, je l’avais déjà un peu trop sol­li­cité. Ainsi, aus­si­tôt passé le 10ème kilo­mè­tre, je lève légè­re­ment le pied pour cou­rir les km11 et 12 en 3’51” et 3’51”. Je suis à ce moment plu­tôt sur­pris car je n’ai guère relâ­ché et je suis sou­ple. Mais la mon­tée du pont de Join­ville et l’épin­gle affecte le chro­no­mè­tre un peu plus sérieu­se­ment dès le km12 en 3’58” et le km13 avec le retour sur les quais et le léger vent en 4’00”. Et pour­tant, les écarts avec les cou­reurs devant ne crois­sent pas trop. Je ne suis pas le seul à ralen­tir…

Enfin, je me fais aussi dou­bler très régu­liè­re­ment. Et rajouté à mon absence d’objec­tif de temps, ça ne donne pas un gros moral. J’accro­che néan­moins un petit groupe sur le km14 et 15 en 3’56” et 4’01”. Au ravi­taille­ment sui­vant, je m’arrête quel­ques secon­des pour boire. Impos­si­ble en effet de boire dans un petit  verre en cou­rant. Je laisse donc mon petit groupe s’éloi­gner et sert d’appui pour les cou­reurs reve­nant de l’arrière. Les vaches en pro­fi­tent même pour se pro­té­ger du vent quel­ques temps avant d’essayer de repar­tir. Je cours ainsi dans ce faux rythme les km 16 et 17 en 4’01” et 3’59”. Je con­ti­nue sur cette allure pour rejoin­dre le pont de Bry et je pro­fite du petit aller retour per­met­tant de mon­ter sur le pont pour sur­veiller les cou­reurs der­rière moi. Aucun visage de connu. Je devrais pou­voir finir sans me faire repren­dre. Je passe le pont et le km18 en 4’02”.

A ce moment, je décide de relan­cer un peu et d’arrê­ter d’enfi­ler des per­les. Il ne faut pas grand chose pour que ça soit plus dur. Par con­tre, cela me per­met de me rap­pro­cher ou de repren­dre cer­tains des cou­reurs m’ayant dépas­sés. Et c’est plus mar­rant. Je cours ainsi le km19 et 20 en 3’50” et 3’52”. L’arri­vée est pro­che et je suis plu­tôt bien. Rien non plus de trans­cen­dant mais je ter­mine avec des sen­sa­tions cor­rec­tes sur une allure cor­recte avec un km21 en 3’46”. Et j’en pro­fite pour ali­gner au sprint le der­nier cou­reur encore dans mes cor­des en ter­mi­nant les 200 der­niers mètres en 36 secon­des.

Au final, un chrono de 1h21’03” (1h21’07” en offi­ciel). Si j’avais su, j’aurai peut-être pu accé­lé­rer un peu plus pour finir sous les 1h21’.

Enfin, c’est cor­rect au regard de ma forme actuelle et du peu de fon­cier effec­tué. Et heu­reu­se­ment que je n’ai pas plus relâ­ché car der­rière les col­lè­gues arri­vent avec des jolis chro­nos (1h22’09” pour Jamel, 1h22’32” pour Elder, 1h23’08” pour Chris­tian, 1h23’11” pour Boris, 1h28’39” pour Yas­sine, 1h29’11” pour Cédric et 1h51’04” pour Sté­phane).

De bon augure pour la suite. Mais il fau­dra encore cou­rir pour retrou­ver les chro­nos d’autre­fois.

dimanche, novembre 30 2014

Maksen et Mézyane en vidéo

samedi, novembre 29 2014

Au Cabanon

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