jeudi, mars 4 2010

Et si on fermait la bourse ?

Ça n’arran­ge­rait pas tout le monde. Cer­tains n’auraient plus de tra­vail ! Oups ! Il fau­drait que je trouve une nou­velle occu­pa­tion !

Enfin, ainsi va la vie !

Bon, tout ça pour vous con­seiller d’écou­ter l’émis­sion “Là-bas si j’y suis” avec Daniel Mer­met du lundi 1er mars 2010 avec Fré­dé­ric Lor­don.

Voici la page où trou­ver cette émis­sion : c’est au bout de ce lien.

Ou direc­te­ment le fichier mp3 : au bout de ce fil

dimanche, novembre 9 2008

Les manuscrits de Marx sur la Commune de 1871

« Ce pouvoir d’Etat est, en fait, la création de la bourgeoisie ; il fut l’instrument qui servit d’abord à briser le féodalisme, puis à écraser les aspirations des producteurs, de la classe ouvrière, vers leur émancipation. Toutes les réactions et toutes les révolutions n’avaient qu’à transférer ce pouvoir organisé – cette force organisée pour maintenir en esclavage le travail – d’une main à une autre, d’une fraction des classes dominantes à une autre. Il avait été pour les classes dominantes un moyen d’asservissement et de lucre. Il avait puisé des forces nouvelles dans chaque changement nouveau. Il avait servi d’instrument pour briser tout soulèvement populaire, pour écraser les classes laborieuses après qu’elles eurent combattu et reçu l’ordre d’assurer le transfert de ce pouvoir d’un groupe de ses oppresseurs à un autre groupe. Ce ne fut donc pas une révolution contre telle ou telle forme de pouvoir d’Etat, légitimiste, constitutionnelle, républicaine ou impériale. Ce fut une révolution contre l’Etat lui-même, cet avorton surnaturel de la société : ce fut la reprise par le peuple et pour le peuple de sa propre vie sociale. Ce ne fut pas une révolution faite pour transférer ce pouvoir d’une fraction des classes dominantes à une autre, mais une révolution pour briser cet horrible appareil même de la domination de classe. »

(Les manuscrits de Marx sur la Commune de 1871)

lundi, janvier 21 2008

Accord du 11 janvier 2008 avec le MEDEF : ce que des organisations syndicales de salariés ont osé signer.

Un article de Richard Abauzit publié sur le site Démocratie & Socialisme et repris sur Le grand soir et finalement repris par moi car vraiment je ne saurais mieux dire ! Mais quel avenir acceptons-nous de la sorte !!! Lisez-donc la suite.

En caractères gras, les commentaires de Richard Abauzit sur l’accord signé par le MEDEF, FO, CFTC, CGC, CFDT…

1/ Acceptation du principe de l’utilité des emplois précaires (article 1 de l’accord)

2/ Acceptation du principe que ce sont les freins au licenciement qui freinent les embauches ! (article 12)

3/ Acceptation des interventions « plus systématiques » des patrons dans les écoles (article 2)

4/ Acceptation du principe selon lequel l’insuffisance de ces interventions serait source de l’échec scolaire (article 2)

5/ Acceptation du remplacement du service public de l’orientation par les patrons (article 2)

6/ Acceptation de la transformation des stages pédagogiques en périodes d’essai (article 3)

7/ Acceptation du remplacement progressif des qualifications (sanctionnées par des diplômes nationaux) par des « compétences » individuelles que le salarié ou futur salarié essaiera de vendre (« passeport formation », « VAE », « bilan d’étape professionnel ») (articles 3, 6, 7)


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mardi, décembre 11 2007

Mini-traité européen

J'avais déjà parler de tout le bien que je pensais du mini-traité européen que Sarkozy nous crédité : Où comment le TCE rentre par la fenêtre alors qu'il avait été jeté comme un malpropre.

Mais il y a bien mieux, car Sarkozy lui-même en pense beaucoup de bien. Bien sûr, il ne le crie pas sur les toits. Ainsi, dans des propos tenus  à huis clos lors de sa récente visite au Parlement européen à Strasbourg, il a dit :

Il n'y aura pas de traité si un référendum a lieu en France, qui serait suivit par un référendum qu Royaume-Uni. La même chose [un vote négatif, comme le vote français en 2005] se produirait dans  tous les  états membres si un référendum était  organisé.


C'est rassurant sur sa vision de la démocratie... Une vision partagée par de nombreux prescripteurs d'opinion. Ainsi, par exemple, Christian Makarian écrit le 25 octobre 2007 dans l'Express un article nommé "Adieu Utopie" où l'on trouve cette perle :

La preuve est faite que l'Union européenne n'avance qu'en  se passant de l'assentiment populaire. (...) L'Union redoute ses  peuples, au point qu'il a fallu abandonner à Lisbonne les signes ostensibles, drapeau et hymne,  pour donner de drôle de gages à l'opinion

Après ces quelques propos, je me sens rassuré : l'avenir de l'Europe, notre avenir, est entre de bonnes mains...

mardi, novembre 27 2007

Massacre du code du travail dans le silence général

Je crois que sur le sujet, je n'ai pas grand chose à rajouter. Lisez seulement l'article recopié ci-dessous de Gérard Filoche  publié sur Démocratie & Socialisme et dans les pages "Rebond" de Libération de 23 novembre 2007. Et si vous désirez plus de détails, lisez donc le fichier lié à ce billet. C'est une analyse effectuée par Richard Abauzit, ancien inspecteur du travail et maintenant à la retraite, qui a comparé de manière précise les différences entre l'ancien code  du travail et  le nouveau.

D'ailleurs, je rappelle le propos : le parlement avait autorisé une simplification du droit du travail à droit constant. Force est de constater qu'il n'en est rien à tous points de vue. Le droit  n'est pas préservé et la simplification n'est qu'une fumisterie à la hauteur du traité simplifié européen. Un véritable scandale...

J'en suis  déprimé.

A oui, au fait, ils ont passé la vitesse supérieure. La patronne des patrons, présidente du MEDEF, Laurence Parisot a déclaré : Je me demande s'il ne faut pas accepter de mettre sur la table la question de la suppression de la durée légale du travail.

Je vous laisse apprécier...

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vendredi, novembre 16 2007

Démystifier l’usager

Alors que l'autre jour, je parlais de Roland Barthes et de ses écrits sur les usagers de la grève, je découvre aujourd'hui que quelqu'un d'autre en parle. Et mieux que moi, il va s'en dire. Disons-le.

Les évènements actuels sont, bien sûr, favorables à la résurgence de ces écrits. Le rouleau compresseur des média télévisuels est tellement assumé (décomplexé devrais-je dire) que je suis surpris du peu de réactions des personnes autour de moi. Par exemple, à l'instant, je n'entend pas même quelques cris de révolte remontant des entrailles de la ruelle que j'habite. Et pourtant, elle est très adaptée à des barricades... Autres temps, autres moeurs...

Enfin, des facteurs extérieurs sont peut-être aussi en cause. Le froid sibérien n'encourage pas le peuple à tenter le goulag. Ou alors, ce  bon peuple a déjà cesser de mirer les chaines télévisuelles devant leur médiocrité affichée. Et je serai le seul à encore me pervertir...

Je dérape. Mais le week-end étant  à la fin de la semaine, je fatigue.

Donc, Barthes et les usagers de la grève. Je sais que j'ai été particulièrement confus la dernière fois. Un peu trop théorique. Et justement, Gilles d'Elia allie une compréhension sans concession avec une vulgarisation qui rend le propos limpide. Je vous conseille donc de lire son article sur son site, ou ci-dessous.

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mardi, novembre 13 2007

Les anti-grèves sont hégéliens

Les grèves ont commencées ! Et il y a un truc qui m'énerve : les média tentent d'opposer la collectivité d'une grève à l'individualité de chacun. En individualisant, ils extraient la personne de l'ensemble, du groupe, et par la même nient la raison de la grêve. Depuis quand la grêve serait-elle une conspiration en vue de rendre la vie de chaque individu plus difficile ! Enfin, c'est toujours l'argumentaire bourgeois. On pouvait lire exactement la même prose lors des mouvements ouvriers au XIXème siècle, en 36, dans l'entre deux guerres, en 68 et après. Rien de nouveau sous le soleil. Hormis la voix monocorde des média...
Et puis au niveau de l'individualisme, il y a aussi ce côté jaloux exacerbé qui m'insupporte : "Puisque je travaille 40 années, pourquoi pas eux ?"
- "Y'a pas de raison ma bonne dame !"
En gros, si je n'ai pas osé défendre mes intérêts, je ne vois pas pourquoi les autres défendraient les leurs. Belle logique que celle là... Et combien resterons sur le bord de la route ?
- "Rien à foutre, ce sont les autres !"
C'est ce que tu imagines, et c'est justement là que la collectivité, la solidarité opèrent pour transformer une multitude de problèmes individuels en une cause défendue dans l'intérêt de tous. C'est à ce moment là, que poussé à l'extême (enfin pas vraiment...) éclate la grêve. Quand les individus sont prêts à prendre des risques pour défendre un projet plus grand qu'eux. Et c'est à ce moment là que les média (et d'autres) interviennent pour découper la collectivité en une multitude, en cheminots, en étudiants, en gaziers, en électriciens, en fonctionnaires, en ouvriers du bâtiment, en pêcheurs, en travailleurs, en usagers, en clients, en CRS... pour réduire à rien un projet.

Et les gouvernements successifs à l'ombre des puissants déconstuisent toutes les conquêtes ouvrières et celles du Conseil National de la Résistance. Finalement, Sarkozy et tous les mous du bulbe sont hégéliens : l'histoire a pour eux une finalité (laquelle ?) et rien ne sert de  s'y opposer (surtout pas en faisant  grêve).