vendredi, septembre 20 2013

Course du Lion's Club de Porticcio 2013

Lion's ClubQuinze sep­tem­bre 2013. En fin de pré­pa­ra­tion pour les 100km de Mil­lau et après trois semai­nes en Corse, je par­ti­cipe à la course du Lion’s Club de Por­tic­cio orga­nisé au cam­ping Benista.
Etant donné l’horaire et les pré­vi­sions météo­ro­lo­gi­ques, je me rend seul à la course à l’entrée de Por­tic­cio. Les ins­crip­tions se font sur place. Nous ne som­mes pas trop nom­breux et l’orga­ni­sa­tion est sim­ple.

Après avoir récu­péré un dos­sard (le 96), je pars à la décou­verte du par­cours en mar­chant. La course se com­pose de six bou­cles pour un total de 7758m (au départ, la dis­tance annon­cée sera de plus 7500m mais j’ai oublié les dizai­nes).

Pour com­men­cer la bou­cle, il y a un léger faux plat des­cen­dant sur bitume enchaîné par un léger faux plat mon­tant sur terre. Un reprise du bitume pour un virage net à droite puis de petits vira­ges. Je nom­me­rai ce qui suit le pas­sage “tech­ni­que”. Ensuite, un autre virage net à gau­che pour s’enga­ger sur un empla­ce­ment de cam­ping avec de l’herbe. Le par­cours se rétré­cit jusqu’à ne lais­ser pas­ser qu’une per­sonne à tra­vers la haie pour rejoin­dre un autre empla­ce­ment. Un nou­veau virage net à gau­che pour pren­dre un che­min de terre. De petits vira­ges vers la droite avant un nou­veau virage net à gau­che avec gra­villons pour s’enga­ger sur un nou­vel empla­ce­ment. Nou­veau rétré­cis­se­ment pour sor­tir de l’empla­ce­ment à tra­vers une haie en grim­pant un talus d’envi­ron 80cm qui s’enchaîne sur un virage net à gau­che sur un che­min de terre. Ici se ter­mine le pas­sage “tech­ni­que”. Un léger faux plat des­cen­dant puis reprise du bitume pour une très légère bosse puis un léger faux plat mon­tant rame­nant près du départ. Mais au lieu de faire demi-tour, le par­cours s’engage dans une allée en terre, un virage net à gau­che pour emprun­ter un empla­ce­ment, pas­sage à tra­vers la haie sur l’empla­ce­ment d’en face dont le sol est défoncé, virage net à gau­che pour pren­dre l’allée paral­lèle puis retour sur la ligne de départ.
Ce par­cours pré­sente donc quel­ques dif­fi­cul­tés liées aux dif­fé­ren­tes sur­fa­ces, pas­sage en file indienne et talus. Mais glo­ba­le­ment, pas de piège.

Je vais donc me chan­ger puis m’échauf­fer.

Sur la ligne de départ, je vois quel­ques cou­reurs qui sem­blent de bons niveaux. Aucun ne sem­ble com­plè­te­ment hors de ma por­tée. Je vais rapi­de­ment voir ce qu’il en est. Si pos­si­ble, je vais res­ter dans le groupe de tête et accé­lé­rer lors des deux der­niers tours.

Au coup de feu, je m’élance. Je sens tout de suite que per­sonne n’est parti aussi vite et je lève légè­re­ment le pied jusqu’au moment où je suis rat­trapé. Fran­çois Lunardi me passe devant dans la par­tie en terre pour atta­quer en tête la par­tie “tech­ni­que”. Je reste donc dans sa fou­lée aux pas­sa­ges entre les empla­ce­ments et sur la mon­tée du talus. Je repasse légè­re­ment devant sur le retour. A ma mon­tre, nous effec­tuons le km1 en 3’40”. Le rythme est cor­rect mais lar­ge­ment sou­te­na­ble. Dans la petite bou­cle finale, Fran­çois Lunardi me repasse devant pour finir le pre­mier tour en tête. Je suis juste der­rière et il y a d’autres cou­reurs avec nous.

Course du Lion's Club

Comme durant le pre­mier tour, Fran­çois a bien coupé mes tra­jec­toi­res m’obli­geant à des relan­ces, je décide de repas­ser devant avant la par­tie tech­ni­que. J’enchaîne les vira­ges et je sens qu’il n’y a per­sonne dans ma fou­lée. Sans doute un raté dans un virage qui m’a donné deux ou trois mètres d’avance. Je passe le talus et je relance. A ce moment là, j’entends une chute à l’entrée de l’empla­ce­ment à une dizaine de mètres der­rière moi. Je me retourne et je vois Fré­dé­ric Fenot entrain de se rele­ver avec autour de lui Joseph Roc­chetti, Jean-Lau­rent Forni et Fran­çois Lunardi. C’est sur­pre­nant l’avance que j’ai pris si rapi­de­ment. Je me demande si je n’ai pas accé­léré sans le vou­loir. Jus­te­ment, je fini le km2 en 3’39”. Je cons­tate donc que l’écart n’est pas de mon fait. Ce sont les autres qui ont ralen­tis.

Je décide donc de main­te­nir l’allure. Soit ils me rat­tra­pent et j’ai encore la pos­si­bi­lité d’accé­lé­rer. Soit ils ne peu­vent pas me sui­vre et la course va se finir faci­le­ment. Juste avant la fin du second tour, j’essaie de regar­der la posi­tion du groupe me chas­sant. J’ai l’impres­sion que l’écart a encore grandi. Je con­ti­nue ma route et je dou­ble au début de mon troi­sième tour la der­nière con­cur­rente. J’enchaîne la par­tie tech­ni­que pour finir le km3 en 3’36”. Je con­ti­nue ma bou­cle et, à la fin du troi­sième tour, je pro­fite de la petite bou­cle pour cons­ta­ter mon avance sur un groupe de trois cou­reurs cons­ti­tué de Fré­dé­ric Fenot remis de sa chute, Joseph Roc­chetti et Jean-Lau­tent Forni. A ce moment de la course, il me sem­ble impro­ba­ble que je sois rat­trapé.

Je con­ti­nue sur mon allure et j’entre dans la par­tie tech­ni­que alors que je finis le km4 en 3’37”. La course est gagnée et je n’ai plus main­te­nant qu’à gérer. Je lève légè­re­ment le pied. D’autant que je dou­ble beau­coup de con­cur­rents et que je dois sou­vent faire les exté­rieurs. J’effec­tue le km5 en 3’40” et le km6 en 3’43”. Je relance légè­re­ment dans le der­nier tour pour faire le km7 en 3’35”. Et je passe la ligne d’arri­vée en vain­queur en 26’11”.

A ma mon­tre, j’ai effec­tué 7,2km soit une allure de 3’38”/km. Si je me réfère à la dis­tance annon­cée de 7,5km, mon allure est de 3’29”/km. Ce n’est pas rien comme dif­fé­rence ! Je ne sais pas si ma mon­tre donne la bonne dis­tance mais j’ai dû mal à croire que la dis­tance offi­cielle soit cor­recte car mon allure serait excel­lente sur­tout pour les sen­sa­tions res­sen­ties. 

Quoiqu’il en soit, je gagne pour la pre­mière fois de ma vie une course !!! Le second, Fré­dé­ric Fenot arrive 1’36” après moi et les deux sui­vants, Joseph Roc­chetti et Jean Lau­rent Forni arri­vent encore 32” plus tard. Tan­dis que Fran­çois Lunardi qui avait pris la tête lors du pre­mier tour finit encore 30” der­rière en pre­mier vété­ran.

Les cou­reurs et cou­reu­ses se suc­cè­dent tan­dis que les nua­ges s’amon­cel­lent. Alors que les der­niers pas­sent, la remise des prix com­mence en même temps que la pluie. Et quelle pluie !!! Un déluge. La remise des prix est stop­pée et tout le monde part s’abri­ter. Comme je com­mence à avoir froid, je m’enfuis vers ma voi­ture pour me sécher et me chan­ger. Puis je reviens. Nous ne som­mes plus très nom­breux et la remise a déjà repris. Per­sonne ne me remet de coupe ou quoi que ce soit. A la fin, l’orga­ni­sa­teur demande s’il n’a oublié per­sonne. Je me signale. Je devais encore être dans la voi­ture lors­que du clas­se­ment scratch. Fina­le­ment, je reçois ma coupe.

Cerise sur le gâteau, un arti­cle de Corse Matin relate la course : Un record de par­ti­ci­pa­tion à Benista pour la 21e Lions Club Ajac­cio-Rive Sud.

Les résul­tats offi­ciels : Les cour­ses du Lion’s Club.